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Quelle est la différence entre gaz conventionnel et gaz non conventionnel ?

 

Ces deux types de gaz ont au moins un point commun : leur composition en méthane. Leur différence réside dans leur position géologique. Le gaz conventionnel a été formé dans une roche sédimentaire, avant de remonter à la surface et de se trouver prêt à être exploité. Le gaz non conventionnel est enfoui dans les profondeurs de la terre et il faut déployer des moyens coûteux et polluants pour l'en extraire. Parmi les gaz non conventionnels, on compte le gaz de schiste, mais aussi le gaz de houille, le gaz compact et les hydrates de méthane.

 

Qu'est-ce que le gaz de schiste ?

 

Le gaz de schiste est donc un gaz non conventionnel, c'est-à-dire non retenu sous une couche imperméable près de la surface du sol, comme c'est le cas pour les gaz conventionnels. Le gaz de schiste est retenu dans les grandes profondeurs de la croûte terrestre, dans les bassins sédimentaires. On trouve de ce gaz naturel jusqu'à 3000 mètres de profondeur. Ce gaz est présent partout, mais les endroits qui en recèlent le plus sont l'Amérique (États-Unis, Canada, Argentine), la Chine et l'Algérie. Pour extraire ce gaz et l'utiliser, il faut fracturer la roche, en faisant une injection d'eau sous pression.

 

Ce gaz non conventionnel représente aujourd'hui un enjeu économique et géopolitique, car la demande en hydrocarbures est de plus en plus importante, et l'exploitation du gaz de schiste permettrait aux pays demandeurs d'être moins dépendants vis-à-vis des gros producteurs de pétrole.

 

Quels risques pour l'environnement ?

 

L'exploitation de cette roche de schiste est néfaste pour l'environnement. En effet, le gaz de schiste, contrairement aux autres gaz, est emprisonné dans la roche dans laquelle il a été formé. Son extraction est donc une opération délicate mettant en oeuvre de gros moyens qui s'avèrent polluants pour les sols et les nappes phréatiques. Le gaz est extrait à partir de deux procédés : la fracturation hydraulique et le forage horizontal. La fracturation hydraulique exige l'injection d'un fluide à très haute pression, ce qui a pour conséquence de dégager des gaz à effet de serre et de gaspiller beaucoup d'eau pour l'extraction. Les nappes phréatiques ne sont pas en reste, puisqu'elles sont directement polluées par ce procédé.

 

 

Le rôle de l'Agence internationale de l'énergie (AIE)

 

Consciente de la raréfaction des hydrocarbures, l'AIE(https://www.iea.org/) encourage beaucoup l'Europe à extraire les gaz non conventionnels. C'est d'ailleurs grâce à cette exploitation que les États-Unis sont devenus indépendants, ou du moins assez autonomes, du point de vue énergétique. C'est une façon de remettre en question le monopole des pays du Golfe et de la Russie, principaux pays producteurs de pétrole. L'AIE estime que d'ici 2030, les gaz non conventionnels représenteront 30% de la production de gaz dans le monde, contre la moitié aujourd'hui. L'enjeu est donc de taille, et les effets polluants sont désormais tombés aux oubliettes.

 

Mais aujourd'hui, seuls les États-Unis se sont vraiment lancés dans une exploitation à grande échelle des gaz non conventionnels. Les autres pays en sont encore à l'évaluation de leurs propres réserves. Actuellement, l'avenir de l'utilisation de ce gaz est incertain, car les gouvernements cherchent des solutions pour l'exploiter sans trop de dommages sur l'environnement. Permettra-t-il, à terme, de se passer complètement des hydrocarbures arabiques et russes ? Nul ne le sait actuellement.

 

 

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